Le Gouvernement SUMINWA a annoncé, jeudi, via le Ministre de l’Emploi Et Du Travail, Ephraim Akwakwa le doublement du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), qui passe de 7´075 CDF à 14’500 CDF, soit environ 5 USD.
Via Top Congo FM, vendredi 3/1/25, les syndicalistes du secteur privé, principaux concernés, estiment que « l’arrêté du ministre est irrégulier. Il viole le code du travail ». Ils rappellent que « le SMIG est fixé par voie de décret du Premier ministre, après avis du Conseil national du travail ».
Cette hausse vise à améliorer les conditions de vie des travailleurs à faible revenu, dans un contexte économique marqué par la précarité et l’inflation.
Cependant, les syndicalistes du secteur privé expriment leur désaccord avec Ephraim Akwakwa, qualifiant l’arrêté du ministre d’« irrégulier » et en violation du Code du travail.
Selon ces syndicalistes, il appartient à la Première ministre de fixer le SMIG, après consultation du Conseil National du Travail. Ils soulignent également la nécessité de prendre des mesures pour alléger les difficultés du secteur agroalimentaire et pastoral, tout en corrigeant le SMIG en privilégiant le personnel relevant de la classification générale des emplois.
Le SMIG, connu dans d’autres pays sous le nom de Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC), est le salaire journalier ou horaire fixé par l’autorité compétente, en dessous duquel aucun salarié ne doit être payé. Il vise à garantir aux salariés les plus mal rémunérés un maintien de leur pouvoir d’achat, ainsi qu’une participation au développement économique de la nation.
La réglementation en vigueur, notamment l’article 3 de l’arrêté ministériel n°12/CAB.MIN/TPS/AR/KF/059/02 du 27 septembre 2002, précise que « le salaire minimum interprofessionnel garanti, SMIG en sigle, est la somme minimale en deçà de laquelle aucun travailleur ne peut être rémunéré, sous peine de sanctions. »
